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L'Europe vue en baisse après les nouvelles frappes au Moyen-Orient
information fournie par Reuters 08/07/2026 à 08:57

La bourse Euronext, située dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris

La bourse Euronext, située dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris

par Diana Mandia

Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mercredi à l'ouverture, les nouvelles attaques américaines contre l'Iran venant assombrir ‌les perspectives d'une paix durable au Moyen-Orient

Les contrats à terme sur indices suggèrent une ouverture en baisse de 0,52% pour le CAC 40 parisien, de 0,47% pour le Dax à Francfort, de 0,34% pour le FTSE à Londres et de 0,39% pour le ​Stoxx 600.

À peine apaisées, les tensions au Moyen-Orient refont la une de l'actualité et refroidissent une nouvelle fois les espoirs du marché de voir émerger une solution au conflit entre l'Iran et les États-Unis susceptible de contenir les prix du pétrole et, par là même, l'inflation.

L'armée américaine a mené mardi de nouvelles frappes en Iran après avoir suspendu plus tôt dans la journée l'autorisation temporaire accordée à Téhéran pour vendre son pétrole dans le cadre du protocole d'accord signé le mois dernier entre les ​deux parties.

Ces nouvelles attaques constituent une riposte aux attaques précédentes attribuées à Téhéran contre trois pétroliers près du détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement central de l'armée américaine (Centcom).

Les Gardiens de la révolution iranienne ont pour leur part dit avoir visé 85 sites militaires américains à Bahreïn et au Koweït "en réponse à la violation du cessez-le-feu par ​les Etats-Unis".

"Alors que nous pensions pouvoir mettre de côté les primes de risque géopolitiques (...) on nous a clairement rappelé que cet ⁠accord de paix n'en est encore qu'à ses débuts", déclare David Chao, stratège pour la région Asie-Pacifique chez Invesco, à Singapour.

Les cours du pétrole, qui ont reculé de manière drastique après la signature de l'accord provisoire entre ‌Washington et Téhéran en juin, progressent d'environ 3% mercredi, la recrudescence des tensions faisant planer le doute sur une détérioration des conditions de navigation dans le détroit stratégique d'Ormuz, au moment même où le trafic donnait des signes de reprise progressive.

Le Brent prend 3,14% à 76,49 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 3,15% à 72,66 dollars.

La situation géopolitique ne cesse ​de semer le trouble parmi les investisseurs, qui cherchent à savoir dans quelle mesure le conflit au ‌Moyen-Orient va entraîner un resserrement monétaire de la part des banques centrales afin de freiner l'inflation déclenchée par les bouleversements sur les marchés énergétiques depuis fin février.

La publication ⁠des "minutes" de la réunion de la Réserve fédérale (Fed) du mois dernier, prévue plus tard mercredi, pourrait donner des indications sur les détails des débats qui ont eu lieu au sein de la banque centrale américaine concernant l'impact de la guerre sur les prix et la croissance.

Les opérateurs resteront par ailleurs attentifs au secteur des semi-conducteurs, qui fait l'objet cette semaine de prises de bénéfices après les résultats spectaculaires du géant sud-coréen Samsung et qui est également sensible aux informations concernant une puce du groupe chinois ⁠DeepSeek destinée à l'IA .

LES VALEURS A SUIVRE : [L8N4391WE]

A WALL ‌STREET

La Bourse de New York a fini en baisse mardi, alors même que le Dow Jones avait brièvement atteint un pic en séance, le Nasdaq ayant été plombé par le repli de Micron (-4,7%) ⁠et d'autres fabricants de semi-conducteurs.

L'indice Dow Jones a cédé 0,25%, le S&P-500, plus large, a perdu 0,45%, et le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,16%.

EN ASIE

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a connu mercredi une séance volatile, les valeurs ‌technologiques reculant dans le sillage du Nasdaq américain.

En Corée du Sud, l'indice Kospi de la Bourse de Séoul a reculé de 5,35%, avec Samsung qui a poursuivi sur la lancée des pertes de la veille pour ⁠clôturer en baisse de 6,25%.

L'indice vedette sud-coréen a chuté de plus de 20% par rapport à son plus haut historique de 9.114,55 points, atteint le 22 juin ⁠dernier.

En Chine, les marchés d'actions hésitent vers la fin de la ‌séance, l'indice CSI 300 des grandes capitalisations reculant de 0,13%, tandis que le SSE Composite de Shanghaï est plutôt stable (+0,03%).

La dynamique des actions du secteur des puces électroniques et de l'IA avait soutenu les indices plus tôt dans la journée, malgré ​les baisses enregistrées par leurs homologues sur d'autres marchés.

"Il s'agit d'un rebond technique. Le rallye des valeurs technologiques sur d'autres marchés commence à ‌s'essouffler et les investisseurs qui avaient réduit leurs positions sur la Chine et Hong Kong pour financer ces opérations prennent désormais leurs bénéfices et se tournent à nouveau vers des entreprises moins chères", souligne Jason Chan, analyste chez Bank of East Asia.

La Bourse de Hong Kong progresse de 3,44%.

TAUX / ​CHANGES

Les rendements obligataires avancent mercredi après les nouvelles tensions au Moyen-Orient.

Le rendement des Treasuries à dix ans gagne 1,8 point de base à 4,5471%, tandis que celui de l'obligation à deux ans prend 1,5 point de base à 4,1765%.

Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans gagne 3,8 points de base à 3,0259% dans les premiers échanges, tandis que celui du titre à deux ans avance de 3,6 points de base à 2,6203%.

Au Japon, les rendements des obligations ont ⁠atteint mercredi leur plus haut niveau depuis 30 ans, les investisseurs craignant que la hausse de l'inflation et les importants projets de dépenses ne pèsent sur les finances publiques, une préoccupation qui pèse également sur d'autres marchés, y compris les européens.

Tokyo envisage par ailleurs de revoir la formulation relative à la politique monétaire dans son plan économique, selon un projet vu par Reuters, sur fond de craintes du marché quant à l'indépendance de la banque centrale.

Sur le marché des changes, le dollar grappille 0,03% face à un panier de devises de référence, et l'euro 0,05% à 1,1415 dollar.

Le yen ressort quant à lui à 162,24 pour un dollar, et reste près de son plus bas niveau depuis 40 ans.

Le dollar néo-zélandais gagne 0,5% après que la Banque centrale de Nouvelle-Zélande a relevé ses taux de 25 points de base, à 2,5%, afin de freiner les pressions inflationnistes, tout en déclarant qu'une nouvelle réduction des mesures de relance monétaire serait probablement nécessaire" pour maîtriser les prix.

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR ​À L'AGENDA DU 8 JUILLET

(Rédigé par Diana Mandia, édité par Benoit Van Overstraeten)

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1 commentaire

  • 09:03

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